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 (dani), cause misery loves company

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MessageSujet: (dani), cause misery loves company   Ven 22 Juin - 15:22

WILD HEARTS CAN'T BE BROKEN
liana castillo & dani higgins

Le téléphone en main, Liana avait fait un effort ; comme ça, elle avait envoyé quelques messages à sa sœur, pour lui proposer une après-midi tranquille, rien qu'à elles deux. Chose plutôt rare, depuis qu'elle était rentrée à Mount Juliet avec un bébé de quelques mois dans les bras : Nancy était devenue sa priorité, la prunelle de ses yeux, le seul élément de sa vie lui permettant d'garder la tête hors de l'eau, alors que son mariage était tombé en ruines, et que son époux avait été promis à un futur où il crèverait en prison. Force était d'admettre, alors, que depuis un an et demi, la blonde avait passé plus de temps agrippé à sa fille, qu'à chercher à reconquérir sa vie d'une quelconque façon : elle n'avait, bien évidemment, pas cherché l'amour à nouveau, son cœur hermétiquement fermé à la moindre rencontre qu'elle aurait pu faire. Et même dans les habitudes les plus simples qui soient, Lia était restée modeste, distanciée, presque indifférente à tout ce qui lui avait fait si plaisir, avant toutes les catastrophes qui avaient mis sa vie à sac. Ses rendez-vous chez le coiffeur, autrefois si réguliers et reposant, étaient devenus ces rares occasions qu'elle passait à chronométrer les minutes qui passaient, et à surveiller son téléphone. Et si elle avait abandonné c'genre d'habitudes-là, c'était encore pire quand il était question des autres plaisirs de la vie : l'esthéticienne, un rendez-vous entre copines, une journée au spa, ou une sortie shopping ? Tout ça appartenait au passé. Et peut-être que c'était ça, aussi, d'être mère ; la jeune femme essayait de s'consoler en se disant ça : c'était son rôle de s'occuper de sa fille qui n'avait déjà même plus de père. Fallait bien compenser. Les sacrifices et les choix qu'elle avait faits, alors, ç'avait été pour une raison : et malgré tout, Nancy était heureuse, non ? Parfois, selon les jours, c'était difficile à dire – ce qui n'était rien d'autre qu'une simple crise de colère quelque peu excessive, Liana arrivait à l'interpréter comme de la haine, de la tristesse ou du désarroi, vis à vis de c'qu'était leur vie de famille si vide de sens. Des sentiments qu'elle avait elle-même, et que sa fille de deux ans et demi serait bien incapable d'éprouver, bien sûr. Elle était trop petite pour comprendre ce qui était arrivé dans c'monde prêt à l'accueillir, avant même sa naissance : heureusement, au fond, que Nancy à l'état de fœtus dans son ventre, n'avait pas été consciente de c'jour-là, où la police avait brusquement débarqué à la porte de leur maison à Nashville, pour embarquer Arcadio, menottes aux poignets. Ç'avait été assez traumatisant comme ça, pour l'adulte qu'elle était: alors tout autant qu'elle était triste de savoir que son mari n'avait jamais pu développer la moindre relation avec leur bébé qui n'avait pas encore été né au moment où il avait été jeté en prison, Lia s'disait aussi que c'était tant mieux. Elle n'aurait pas été capable – ou encore moins capable – de s'occuper d'un enfant à cette époque-là de sa vie. Et elle avait peur, trop peur de s'imaginer ce que Nancy aurait pu garder comme images et comme cicatrices invisibles, de ces événements-là. Leur vie était déjà assez compliquée telle qu'elle était ; alors qu'elle avait arrangé les choses entre Dani et Arcadio, se prévoyant pour le week-end à venir, une petite après-midi sympa en compagnie de sa sœur, la blonde avait senti une boule se former dans son ventre. L'anxiété, la dévorer de l'intérieur.

Une émotion d'laquelle elle n'pourrait pas se débarrasser, qu'elle s'était dit, au moment où Arcadio était arrivé à sa porte, et qu'elle avait compris que bien assez tôt, elle allait devoir partir. Vaquer à ses occupations. Cette grande porte ouverte sur elle-même, ses envies, ses désirs, ce qui lui faisait plaisir- tant de possibilités qu'elle avait laissées de côté. Ça, c'était sans compter encore sur ce non-dit qu'ils étaient, Arcadio et elle. Avec leurs alliances au doigt, et pourtant incapables de savoir ce qu'était leur mariage à nouveau ; ils n's'étaient pas embrassés, ils n'avaient certainement pas fait plus que ça, et quelque affection entre eux deux semblait bloquée par un épais mur froid. La froideur, ouais, c'était encore maintenant ce qui lui serrait le cœur dans la poitrine, à Lia, quand elle soutenait trop longtemps le regard de son époux, à la recherche de quelque-chose qui, peut-être, n'avait pas survécu. Peut-être qu'ils s'accrochaient à un passé révolu. Peut-être qu'ils s'mentaient à eux-mêmes, et qu'ils faisaient une terrible bêtise. Comment accepter une telle réalité alors qu'elle venait tout juste de le retrouver ? C'n'était pas l'envie de se blottir dans ses bras ou de l'embrasser ou de l'sentir contre elle, qui lui manquait, à Liana – c'était le reste. La confiance, le sentiment de sécurité, l'assurance qu'il n'la repoussera pas. Finalement, peut-être bien qu'elle avait besoin de prendre l'air ; la pression, déjà, la faisait lentement mais sûrement étouffer – cette impression-là, la porta au moins pour les quelques minutes qu'ils passèrent encore ensemble. Tout ce temps qu'elle utilisa pour donner instruction après instruction à Arcadio. Nancy avait besoin des repères les plus stables qui soient, quitte à ce qu'ils soient répétitifs, presque au point d'en être usants. Nancy avait besoin de savoir les choses, d'y être habituée, de connaître tout ce qui se passait – et le visage inconnu de son père était déjà un changement assez terrifiant comme ça, pour elle. Alors elle avait bien tout répété, encore et encore, Liana, que ça rentre dans le crâne du brun, et aussi pour qu'elle soit sure et certaine de n'rien avoir manqué ; lire des livres ou des articles sur l'autisme, c'était déjà bien différent de gérer un enfant particulier comme ça, avec ses propres besoins. Et après un long moment, elle avait réussi à se résoudre à quitter sa maison – contente, mine de rien et bien contre elle-même, de laisser Arcadio derrière elle. Il lui manquait quand il était absent, tout autant qu'il l'oppressait quand il était là : et qu'est-c'qu'elle était censée faire avec ça ? Est-c'que Dani serait seulement capable de l'aider à trouver une réponse ? Désespérée qu'elle était, Liana arriva chez sa sœur, avec trop d'espoirs et d'attentes. Sur le chemin, à chaque feu rouge, elle avait vérifié son téléphone et une fois garée devant chez Dani, elle le vérifia encore une fois. Et encore quand elle atteignit la porte d'entrée de l'appartement de la brune. Se forçant à l'oublier, elle toqua à la porte : et comme une gamine, il y avait une part d'elle qui n'attendait qu'une chose, qu'elle ouvre, pour pouvoir s'blottir dans les bras de sa grande-sœur, toujours protectrice, toujours bienveillante. Mais rien de tout ça n'arriva ; quand Dani ouvrit, Lia se forçat à rester une adulte dans son monde bien réel, lui offrant un sourire. « Hey. » qu'elle dit, levant un peu les bras dans un mouvement leste des épaules, comme pour prouver qu'elle avait respecté sa part du marché, qu'elle était venue sans sa fille, et qu'il n'y aurait pas de bébé, ou de responsabilité de c'genre, pour s'poser entre elles aujourd'hui. Elle l'étreignit avec mesure et retenue, en passant le seuil de la porte, plus désireuse que jamais de garder contenance – comme ça, elles passeraient une bonne journée, plutôt que d'parler encore de problèmes, hein ? « J'ai ramené du vin... parce que j'me suis dit qu'on est trop jeunes pour boire du café ou du thé. Et que ça n'peut qu'faire du bien... » heureusement qu'elle n'avait pas des tendances alcooliques, hein, sinon ça pourrait presque porter à confusion. Mais ça lui permit à Lia, d'au moins lâcher un petit ricanement, alors qu'elle présentait sa fameuse bouteille de rouge à sa sœur. Ça aussi, c'était un luxe qu'elle s'octroyait relativement peu, depuis la naissance de Nancy ; une tentation qu'elle avait préféré éviter coûte que coûte.


Dernière édition par Liana Castillo le Dim 1 Juil - 11:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (dani), cause misery loves company   Mar 26 Juin - 9:19


≈ ≈ ≈
{cause misery loves company.}
crédit/ tumblr ✰ w/@liana castillo
C’était bel et bien terminé, ta relation avec Robyn et surtout ces deux longues années que tu avais passé avec elle, prenant soin de cette dernière sans rien demander en retour. T’as été amoureuse de la jolie blondinette, ça avait été un coup de foudre et même d’ici ces quelques mois, t’avais dans l’intention de la demander en mariage sauf que le destin en avait décidé autrement. Cette bague t’avais coûtée cher, le genre d’argent que tu gardais dans ton compte en banque et ce depuis plusieurs mois afin d’économiser le plus possible. Tu te souvenais de cette soirée qui ne s’était vraiment pas bien terminée, cette porte claquée, toi hurlant des bêtises à l’instart de Robyn, elle qui devait se sentir mal dans sa peau. T’avais enchaînée cette soirée dans un bar, histoire de te changer les idées mais surtout en buvant pour oublier. Finalement, tu voulais changer d’air et ça tombait bien car tu recevais quelques messages de ta sœur, liana. Tu te remémorais le genre d’enfance que vous aviez eues toutes les deux, toi qui la détestais au plus profond de ton être sauf qu’aujourd’hui, ça avait changé et tu t’en voulais presque de lui avoir fait vivre l’enfer sur terre quand elle était plus jeune que toi. T’avais été jalouse de voir que tes parents biologiques s’étaient bien foutus de toi, te laissant presque pourrir dans un refuge jusqu’à ce que tu ne rencontres la petite famille parfaite, celle qui te faisait rêver depuis pas mal longtemps déjà. Tu pousses un long soupir, passant l’une de tes mains contre ta longue chevelure brune, hésitant à faire quoique ce soit. Cette immense maison devenait trop calme pour toi, surtout en sachant que Robyn y avait passé le clair de son temps en ta compagnie, une coupe de vin contre la main et changeant ta journée merdique en quelque chose de mieux, un truc que tu ne voyais pas souvent hélas. T’ignorais ce que tu allais devenir seule, est-ce que tes vieux démons allaient refaire surface ou non ? Ta maladie restait sans réponse, tu n’en avais parlé à personne, pas même à ta petite sœur, elle qui avait déjà assez de problèmes à l’instant où l’on se parle. Te redressant contre tes jambes, tu marches d’un pas décidé jusqu’à la salle de bain, te refaisant une beauté, posant quelques couches de maquillage contre tes joues, ce rouge à lèvre bien déposé contre ces dernières jusqu’à ce que l’on toque dehors. En temps normal, tu prenais ton temps pour ouvrir, ton boulot de policière qui venait toujours par refaire surface car on ne sait pas sur qui on peut tomber en ce bas monde. T’ouvres la porte, faisant face à la blonde, un petit sourire contre tes lèvres, ne lui montrant par cette peine immense qui faisait partie de toi. Tu la serres dans tes bras, l’espace d’un instant, avant de te pousser et de la faire entrer à l’intérieur. « T’as raison, c’est ce qui me fallait. » Dis-tu avec un petit sourire amusé. Depuis ta rupture, t’avais essayé de l’oublier derrière une bouteille, te fichant de combien tu buvais mais pourvu que tu oubliais son visage, ça t’était bien égal. Tu te recules, empoignant la bouteille de vin qu’elle te tendit, marchant jusqu’à la cuisine. « Si ça t’dis, on pourrait commander du chinois. » T’avais l’une de ces faims et quoi de mieux qu’une bouteille de vin pour accompagner le tout, pour noyer cette solitude qui s’emparait de toi sans que tu puisses faire ce qui te plaisait. Tu ouvres les deux grandes armoires, prenant les deux premières coupes qui te tombaient sous la main, ouvrant par la même occasion la bouteille de vin, remplissant les deux fioles. « Y’a un bail que l’on ne s’est pas vues, qu’est-ce que tu racontes de bon ? »

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