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 (liana), i am a lover and a friend to you.

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MessageSujet: (liana), i am a lover and a friend to you.   Ven 22 Juin - 13:59

you're all my colors and my light.
Here, We found a place to stay Build a house in the roots. You'll find it safe, It's small, The light comes in, Then you say that it has a fire within her. Then you sketch the trees And the path underneath for those who leave and. I am a lover and a friend to you, Part of your pally shade of the mood.

liana castillo & arcadio castillo

Il s’était senti considérablement nerveux Arcadio, alors que le weekend approchait. C’était lui qui avait demandé à Liana, s’il pouvait passer un peu de temps avec Nancy, avant de revenir vivre avec elles, parce qu’il craignait que les choses se passent mal avec sa fille. Ils ne se connaissaient pas tous les deux, parce qu’on l’avait jeté en prison, en le prenant pour un meurtrier, quand bien même il n’avait rien fait. Il avait passé deux ans et demi en prison et il savait qu’il y avait des innocents qui passaient encore plus de temps que ça derrière les barreaux, selon les états, il devait même y en avoir qui étaient condamné à mort. Lui, il y avait échappé, même si la peine de mort était encore en place dans le Tennessee, c’était déjà ça, qu’on lui avait souvent dit quand il avait râlé sur ce qui lui était arrivé. Il avait eu de la chance, parce qu’il était encore en vie, qu’il pouvait essayer de se reprendre en mains maintenant, alors que s’il était mort, ce serait fini pour lui. Mais ce n’était pas aussi facile que les autres autour de lui voulaient bien l’admettre. Reprendre sa vie, c’était compliqué, après avoir passé deux ans en prison. Beaucoup de choses lui faisaient peur et il craignait que sa fille, même si elle n’avait que deux ans, le déteste. Il ne l’avait jamais vue depuis qu’elle était née et même si elle était toute petite, peut-être qu’elle avait conscience que son père n’avait pas été là pour elle pendant ces deux ans. D’après ce que Liana avait pu lui dire, elle avait quand même essayé de lui parler de lui, mais elle était trop petite et en plus elle avait cette maladie qui rendait les choses d’autant plus compliquées. Il ne savait pas comment ça pourrait se passer avec Nancy et pour le temps qu’il avait eu avant de revenir chez Liana, il avait lu une tonne de bouquins et d’article avec l’espoir d’être prêt à gérer la situation.

Il voulait que ça marche, parce que c’était sa fille et qu’il voulait être un père pour elle maintenant qu’il était libre. Il voulait pouvoir venir vivre dans cette maison, sans avoir peur de trop perturber sa fille. Il craignait beaucoup de chose et c’était maintenant l’occasion de voir comment ça pouvait se passer. Au moins, Liana lui avait fait assez confiance pour le laisser tout seul avec Nancy, c’était une forte pression pour lui. Liana était sortie alors et il était resté avec la petite, nerveux au départ, mais rapidement, son admiration pour Nancy avait pris le pas sur le reste. C’était sa fille, son bébé, qu’il avait désiré tout autant que Liana. Ce bébé qu’il avait été obligé d’abandonner, parce qu’il avait été victime d’une injustice. Maintenant, il était là, avec elle, heureux de pouvoir passer du temps avec elle et finalement, les choses ne s’étaient pas trop mal passées, il n’avait même pas eu besoin d’appeler Liana à la rescousse, décidé à tout gérer par lui-même, en respectant bien l’emploi du temps que Liana lui avait confié, parce qu’il fallait quand même garder au maximum la routine de Nancy pour ne pas la perturber. Il y avait bien un moment où elle s’était rendue compte que ce n’était pas sa mère à ses côtés, mais un type qu’elle ne connaissait pas. Les choses s’étaient un peu compliquées à ce moment là, mais au bout d’un moment, il avait réussi à la calmer. Il avait même réussi à la mettre au lit sans trop de problèmes, après avoir lu une histoire et chantonner un truc en espagnol, parce qu’il devait bien être honnête, dans tout ce qu’il avait appris au fil des années en anglais, il avait été trop vieux pour retenir des comptines pour enfant, mais il se souvenait au moins de celles qui avaient bercé son enfance. Une fois Nancy endormie, il s’était mis en cuisine, histoire que Liana ait à mangé quand qu’elle rentrerait. Il avait envie de faire ça pour elle et même si ça faisait des années qu’il n’avait pas eu l’occasion de cuisiner un repas, il n’avait pas trop perdu. Il avait fait un plat mexicain, il savait faire autre chose, mais bon, avec le temps qu’il avait passé derrière les barreaux à manger de la merde, il avait bien envie de manger quelque chose de chez lui. Il ne pouvait pas compter sur sa mère pour lui faire un bon petit plat, vu qu’elle ne lui parlait plus. Sa sœur quant à elle, elle n’avait pas trop le temps pour ça et puis il n’allait quand même pas demander à sa sœur de cuisiner pour lui de toute façon. En bref, globalement en ce moment, il ne mangeait pas grand-chose, souvent l’appétit lui manquait et il manquait cruellement de courage. Pour Liana en revanche, il avait du courage, il avait envie de lui faire plaisir, alors pour le coup, il avait fait comme chez lui et il avait investi la cuisine. Il avait enfourné ses enchiladas, peu de temps avant d’entendre la porte d’entrée s’ouvrir. Il rejoignit la blonde dans l’entrée, un sourire aux lèvres. « Hey, ça s’est bien passé ? » Peut-être que c’était à lui qu’on devrait poser la question, parce qu’elle était juste allée chez sa sœur, ce n’était pas une épreuve logiquement, alors que lui, il venait de passer sa première soirée en solitaire avec sa fille. « Nancy a mangé et elle dort maintenant. » Qu’il précisa, comme si ça pouvait inquiéter Liana, qu’il ait oublié ces éléments importants quand on s’occupait d’un enfant. Elle n’avait pas besoin de s’inquiéter, les choses s’étaient bien passées, il avait l’impression en tout cas, d’avoir assez bien assuré pour ce soir. Lui qui avait été si inquiet, il était rassuré maintenant, il espérait que Liana le serait aussi, mais peut-être qu’au fond, elle avait été, dès le départ, beaucoup moins nerveuse que lui, au moins, ça voudrait dire qu’elle avait confiance en lui, indéniablement ce serait une bonne chose.


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MessageSujet: Re: (liana), i am a lover and a friend to you.   Dim 1 Juil - 11:33



i loved, i loved and i lost you
but only love can break your heart. try to be sure, right from the start. what if your world should fall apart? for as good as love can be, i can't help being afraid in the back of my mind. for all the dreams we see come true, baby, one thing can't be denied, we've got a long road ahead (@tumblr)

Prendre un peu de temps pour elle, passer quelques heures avec sa sœur, à essayer d'oublier ses responsabilités, Liana avait arrêté de penser que toutes ces choses pourraient être bien pour elle. Elle n'avait pas eu la possibilité de vivre comme ça, comme si elle pouvait diviser son quotidien par deux, entre ce qu'elle devait faire et ce qu'elle avait envie de faire. Son seul devoir, depuis deux ans et demi maintenant, c'était ce bébé qu'elle avait eu dans le ventre, et qui avait eu besoin d'elle, quoiqu'il en coûte. Toutes les décisions difficiles qu'elle avait eu à prendre, comme celle de quitter Nashville pour retourner à Mount Juliet, ç'avait été pour Nancy, et avec l'assurance qu'au moins, ça l'aiderait elle. La culpabilité n'avait, pour autant, pas été moins lourde à porter : mais à voir sa fille s'émanciper plus facilement dans un coin tranquille comme celui-ci, plutôt que dans la frénésie de la ville et l'humeur générale qui s'en dégageait, avait contrebalancé tout ça d'un peu de bonheur. Le changement avait été difficile à gérer pour tout le monde – pour elle, pour sa famille, ses parents comme Dani. Lia, elle savait, sans doute, qu'elle n'était pas revenue en étant la même personne que celle qui, quelques années plus tôt, avait quitté sa ville natale, avec des rêves plein la tête. Tous ceux-ci lui étaient revenus dans la gueule, comme un boomerang : son bonheur avec Arcadio, ses ambitions de devenir infirmière, la famille toute nouvelle qu'elle aurait voulu se construire. Quand elle était rentrée auprès de ses parents, ç'avait été sans mari, avec un bébé malade, et incapable de penser à son futur dans le moindre hôpital. Au moins, elle pouvait se dire qu'elle s'en était sortie, d'une certaine façon : qu'une rage de s'battre, un certain orgueil lui avaient permis de sortir la tête de l'eau et de n'pas complètement suffoquer. Ses parents, sa sœur lui avaient laissé du temps, mais pas trop d'espace, et c'était sans doute grâce à eux qu'elle en était là aujourd'hui. C'n'était pas l'espoir seul qui lui avait permis de rester debout, pas même la foi en l'humanité ou en l'idée que quelqu'un, un Bon Dieu ou peut-être le Destin, ait un grand plan pour elle. Sans son mari, sans son mariage, les épreuves avaient été beaucoup trop grandes, presque insurmontables, et la solitude un boulet traînant à son pied. Ils avaient été si heureux, à une époque, que personne, personne n'aurait pu remplacer l'homme qu'elle avait perdu : ni une autre âme sœur qu'elle aurait pu chercher, en désespoir de cause. Ni aucun des membres de sa famille, qu'elle aimait pourtant tant. Alors oui, mine de rien, pendant tout cet après-midi qu'elle avait passé avec Dani, Lia s'était rendue compte que ça faisait longtemps – que ça faisait même longtemps, qu'elle n's'était pas sentie aussi légère, défaite de ses préoccupations et de ses devoirs, quand elle était avec sa sœur. Avant, jusque-là, il y avait toujours eu Nancy avec elles, au moins : et rien que pour ça, la blonde avait dû compter les minutes qui passaient, au lieu de simplement profiter. Tout pouvait être différent, hein, avec Arcadio ? C'était l'espoir auquel elle se raccrochait désormais, Liana, quand elle pensait à tout ça : tout ce qu'ils avaient enduré, tout ce temps qui était passé, et toutes ces possibilités manquées. Aujourd'hui encore, pourtant, elle n'savait pas s'il voyait les choses de la même façon qu'elle : est-c'qu'il était encore réticent à venir vivre avec elle à nouveau ? Est-c'qu'il avait raison de l'être ? Tout autant qu'il lui avait manqué pendant tout ce temps, Lia n'pouvait se débarrasser du sentiment qu'il lui manquait encore – est-c'qu'il était l'Arcadio qu'elle avait épousé, celui avec qui elle avait voulu fonder une famille ? Celui qui avait été heureux comme un fou quand elle lui avait annoncé qu'elle était enceinte ? Celui qui l'avait accompagnée sans l'ombre d'une hésitation, jusqu'à Nashville, quand elle avait décidé d'aller faire ses études là-bas ?

Parler de tout ça avec sa sœur n'avait pas apaisé ses doutes – bien au contraire. Alors que le couple de Dani tombait en lambeaux, Lia s'en retrouvait à se demander combien d'temps allait passer, avant que le sien en fasse de même. Si tant est qu'ils soient un couple : parce que dans un couple, dans un mariage surtout, il y avait de l'amour, de l'affection, des petits gestes presque insignifiants, tous les jours, non ? Ç'avait été comme ça dans leur union à eux, en tout cas. Et maintenant quoi ? Maintenant, peut-être qu'ils avaient besoin de temps. Mais de combien de temps, hein ? C'était comme si elle pouvait construire tout un dialogue dans sa tête, la blonde, toute une guerre d'arguments, de doutes et de questions/réponses. Au final, la seule chose qu'elle pouvait savoir, c'était qu'elle l'avait tout juste retrouvé, son mari – et qu'elle n'avait certainement pas la force de le perdre à nouveau. Ou de le laisser partir. Était-ce parce qu'elle était têtue, surtout, alors, qu'elle s'accrochait tant à leur histoire ? Difficile à savoir, quand c'était surtout de la douleur qu'elle ressentait, quand elle était avec lui – vis à vis du passé révolu et introuvable désormais, et vis à vis de cette distance qu'il y avait entre eux deux. Ils n'étaient plus juste eux, naturels, sans s'poser de question et sans regret. Est-c'que c'était les bonnes circonstances pour vivre ensemble à nouveau, du coup ? Elle qui avait été si déterminée à le retrouver, maintenant, elle se posait plein de questions. Elle hésitait, et heureusement que pour cet après-midi, elle avait eu une oreille attentive avec qui parler de tout ça. Mais Dani n'était pas un exemple irréprochable de vie parfaite, et Dani n'avait pas eu toutes les réponses. Au moment de décider de partir alors, de rentrer chez elle, Liana avait encore eu l'esprit embrumé de doutes et de questionnements, alors – tant d'émotions contradictoires qui la suivirent jusqu'à la maison. Mine de rien, voir de la lumière depuis l'extérieur, savoir qu'il y avait quelqu'un pour l'attendre, avait quelque-chose de réconfortant, gonflant son cœur d'un bonheur réconfortant, à l'idée de n'pas être toute seule, cette fois-ci. Liana, elle avait toujours éprouvé une joie incommensurable, quand elle rentrait chez elle, pour retrouver Arcadio- ç'avait toujours été Arcadio, bien sûr, dès le moment où elle avait quitté la maison familiale pour s'installer dans son propre appartement. Il l'avait accompagnée à Nashville, et ç'avait été là-bas qu'elle avait eu son premier logement, loin de la sécurité procurée par ses parents. Lui, il lui avait parfaitement suffi : la solitude qu'on lui avait forcée du jour au lendemain, dans des grands éclats de voix et des accusations de meurtre, alors qu'on embarquait son mari avec des menottes aux poignets, était encore aujourd'hui le pire sentiment qu'elle avait eu à subir. Si elle n'avait eu que des doutes, ou que des assurances, tout aurait été plus facile, non ? Mais c'était un cocktail molotov des deux à la fois, qui menaçait d'exploser au moindre mot de travers – ils s'étaient déjà disputés, furieusement, même, quitte à frôler la fin de tout entre eux deux. Elle voulait que tout soit clair et limpide, elle voulait ne rien questionner ; surtout pas alors qu'elle ouvrait la porte, pour se retrouver dans une maison plus chaleureuse que froide et vide, pour la première fois depuis deux ans et demi. A fleur de peau comme elle l'était, cette sensation à elle toute seule aurait pu la faire fondre en larmes, si elle ne se forçat pas à ravaler sa fragilité, dès qu'Arcadio apparut devant elle : « Hey. » qu'elle dit, dans un sourire contrit – peu importait le temps qui était passé, elle avait bêtement espéré quelque-chose, un contact, un baiser comme ils avaient tant eu l'habitude d'en partager, autrefois. A chaque fois qu'elle était rentrée, il avait été là pour l'accueillir, mais jamais sans l'embrasser. C'n'était pas d'sa faute à lui, hein ? C'était d'la faute au temps, aux blessures, à ces plaies invisibles qui, pourtant, semblaient plus tenaces qu'une vilaine cicatrice laissée par une mauvaise chute. « Ce serait surtout à moi de t'poser cette question... » et pour défaire un peu de la tension dans ses entrailles, revenant de façon si incontrôlable presque la faire rougir sous le nez de son propre mari, Lia lâcha un vague ricanement, contente de pouvoir détourner le regard le temps d'enlever ses chaussures et de poser ses affaires. « Mais, j'suppose qu'y'a pas eu de problème, hein ? » sinon, il l'aurait appelée : or, même si elle avait jeté des coups d’œil régulier à son téléphone, rien n'était venu interrompre sa journée tranquille, avec Dani. Et si tout se passait bien, alors, qu'est-ce qui les retenait d'être simplement heureux, et de juste en profiter ?
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MessageSujet: Re: (liana), i am a lover and a friend to you.   Lun 2 Juil - 17:26

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liana castillo & arcadio castillo

Souvent, quand il avait été en prison, Arcadio, il avait souvent songé à ce qu’il pourrait faire si, un beau jour, par miracle, on lui laissait l’occasion de sortir de là. Il s’était imaginé avec sa femme et sa fille, comme ça aurait dû être le cas si on ne l’avait pas jeté en prison. Il n’y avait jamais eu d’ombre au tableau dans ses songes, tout avait été beau et idéal. Ça n’avait pas été réel, non plus. Jamais il n’aurait dû sortir de sa cellule, c’était le verdict qu’on lui avait donné une fois le procès terminé. On l’avait condamné à perpétuité, alors au bout d’un moment, il s’était fait une raison, il allait passer sa vie derrière les barreaux. Tout ce qu’il avait eu pour lui, une fois que les visites de Liana s’était arrêtées, ça avait été ses pensées, celles qu’il avait trop souvent laissées s’envoler vers une vie meilleure, dans laquelle jamais personne n’aurait, un beau jour toqué à la porte de leur maison pour venir l’arrêter. Tout aurait dû être parfait, parce qu’ils avaient été ensemble, qu’ils étaient fous amoureux l’un de l’autre, malgré les années qui s’étaient écoulées depuis leur première rencontre, ils étaient toujours autant amoureux. Ils allaient avoir un bébé en plus, un enfant qu’ils avaient tous les deux voulu. Ça avait été comme un accomplissement supplémentaire dans leur vie de couple, quelque chose dont ils pouvaient être vraiment fiers et malheureusement pour eux on leur avait arraché tout ça, sans la moindre raison. Ils avaient tout eu pour être heureux et y avait encore bien des choses qu’ils auraient dû accomplir tous les deux. Arcadio en tout cas, il avait eu d’autres rêves, d’autres projets et on lui avait coupé l’heure sous le pied en le condamnant à un meurtre qu’il n’avait même pas commis. Alors, pendant ces deux dernières années, il n’avait pu que penser à comment il aurait voulu que soient les choses, si seulement on ne l’avait pas mis en prison.

Maintenant qu’il était libre, les choses ne ressemblaient pas vraiment à ce qu’il avait imaginé. Il vivait avec ses craintes et ses angoisses en lui et elles le tenaient plus à distance de la femme qu’il aimait qu’il n’aurait pu l’imaginer. Il voulait que ça s’arrange, parce qu’ils s’étaient déjà trop souvent disputés depuis qu’il était revenu et que ça faisait un mal de chien. Ils n’avaient pas eu beaucoup l’habitude de se prendre la tête comme ça, quand ils avaient été ensemble, mariés et heureux et même s’ils n’étaient pas là depuis longtemps, il avait bien senti que les choses étaient compliquées à souhait. Il faisait de son mieux, il faisait des efforts pour revenir aux côtés de sa femme et de leurs filles, mais ce qui aurait dû être simple comme bonjour, était parfois difficile. Il avait souvent peur que tout ça ne soit qu’un rêve qui lui passe sous le nez à la première occasion. Il avait peur que Liana se rende compte qu’elle n’aimait pas autant l’homme qu’il était devenu que celui qu’elle avait aimé avant qu’il ne finisse en prison. Il avait peur que sa fille ne soit jamais capable de l’accepter comme son père, qu’elle le déteste, qu’elle refuse de passer du temps avec lui. Il voulait revenir, vraiment. Il voulait sa famille, il voulait une maison dans laquelle il pourrait être chez lui, parce qu’évidemment que c’était mieux que le canapé de sa sœur, mais il ne voulait pas précipiter les choses. Il avait retrouvé Liana et malgré leurs différents, ils avaient déjà partagé de bons moments ensemble, même s’il se sentait maladroit, comme un homme qui n’avait pas touché de femme – sa femme – depuis plus de deux ans, mais globalement, avec la blonde, les choses fonctionnaient assez pour qu’il se dise qu’il voulait retrouver sa place à ses côtés, aussi bien dans sa vie que dans son lit. Nancy en revanche, c’était une épreuve qu’il n’avait pas encore franchie. Il avait envie de voir comment les choses pouvaient se passer avec Nancy avant qu’il ne vienne poser ses maigres valises chez Liana. Alors, la blonde l’avait laissé seul avec la petite pendant plusieurs heures d’affiler. Elle lui faisait confiance, indéniablement, c’était un premier bon point dans toute cette histoire. La confiance de son épouse lui permettait d’avoir un peu plus confiance en lui-même. Il s’en était plutôt bien sorti au final, alors c’était un deuxième point rassurant pour lui. C’était un peu comme s’il venait de passer un examen et qu’il l’avait réussi. Il espérait que Liana verrait aussi les choses comme ça et qu’il n’allait pas s’apercevoir qu’en vérité, il avait tout fait de travers. Mais Nancy avait mangé et maintenant, elle dormait, alors c’était forcément bon signe. Maintenant, Liana était de retour et dès qu’il était avec elle, Arcadio, il avait un petit moment de battement pendant lequel il ne savait absolument pas comment s’y prendre et ça le rendait assez nerveux pour qu’il pose la première question qui lui passait par la tête. En même temps, ce n’était pas si idiot que ça, il avait envie de savoir comment s’était passée l’après-midi de Liana, évidemment. « Je crois que ça s’est bien passé. » Il n’en était pas sûr à cent pourcent, mais déjà il avait une impression plutôt positive de ce moment qu’il avait passé avec Nancy. « Je savais pas si tu avais l’intention de manger avec Dani, alors j’me suis permis de faire quelque chose. » Comme s’il avait été chez lui, dans sa cuisine, à faire ce que bon lui semblait et il espérait bien entendu que ça n’allait pas déranger Liana, de toute façon, il avait bien tout rangé et commencé la vaisselle avant qu’elle n’arrive et pour sûr, il la finirait, à un moment ou à un autre. Il avait besoin de ça aussi, de se sentir chez lui, alors il prenait les devants et investissait un peu l’espace, si elle voulait qu’il vienne vivre avec lui, logiquement, ça ne devrait pas la déranger Liana. « Ça fait un moment que j’ai pas eu l’occasion de cuisiner, alors j’espère que ça ira quand même. » Peut-être qu’il avait perdu avec les années sans pratiquer, mais bon, la cuisine mexicaine, c’était censé couler dans son sang. Y avait plein de choses qu’il avait l’impression d’avoir perdu avec les années, à commencer par son assurance auprès de sa propre épouse, mais ça allait revenir, parce qu’il ne faisait quand même pas tout de travers, il n’en avait pas l’impression en tout cas.

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