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vous êtes en peine d'amour ? ça tombe bien, nous aussi. - - le journaliste
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 say hello // leslo

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Oslo Reeves
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MessageSujet: say hello // leslo   Jeu 14 Juin - 16:42


SAY HELLO
journée banale, gamin. le réveil qui sonne et t'indique le début d'un jour nouveau, le temps de délaisser ta couette pour filer sous la douche et t'voilà sur pieds. gamin enjoué, aussitôt levé que la musique s'élève dans les airs, dans l'appartement du sud de mount juliet que tu partages avec ton groupe de potes, et qu'importe s'ils gueulent : tu leur offres un réveil en musique.

il doit être huit heures trente, et aujourd'hui tu dois aller faire développer tes photos pour les envoyer, entre deux shootings. pas question d'trainer, reeves, ça semble clair. alors, t'enfiles rapidement des fringues au hasard, tout de noir vêtu, et tu quittes la salle de bain pour la cuisine où tu descends une tasse de café en moins de deux, en même temps que l'indispensable cigarette du matin. qu'est-c'qu'on n'ferait pas, pour un bâton d'nicotine. l'sourire aux lèvres, tu t'laisses rêvasser, tu t'perds dans tes pensées, assis sur l'rebord de la fenêtre qui donne sur la rue, clope au bec, après tout : t'es en avance, ce matin. et y'a ce garçon, celui que tu n'connais pas, qui t'revient en tête. tu sais que tu vas le croiser, aujourd'hui, ce matin ou peut-être ce soir, en rentrant, et aujourd'hui, oslo, t'as décidé d'rassembler ton courage et d'aller lui parler. ça peut sembler con, enfantin. mais c'est très probablement la première fois qu't'es nerveux à l'idée d'aborder quelqu'un. il t'intrigue, dans l'sens positif du terme. tu veux savoir qui il est, le connaître.

il est temps d'quitter ta rêverie, il est temps d'te relever pour enfiler ta veste en jean, la même que tu trimballes depuis tes dix-neuf ans au moins, mais qu'importe. tu saisis la pochette dans laquelle tu as soigneusement placé tes cartes sd, ton appareil et toutes ces choses bien précieuses à l'exercice d'ton métier. paquet de clopes glissé dans ta poche arrière, téléphone dans la poche avant gauche et l'gamin qui claque la porte pour dévaler les escaliers à toute vitesse. pour pas l'louper. parc'que ça fait partie des gestes du quotidiens que d'le croiser, mais pas que. tu sais pas pourquoi c'est si important d'le croiser, ces matins-là, mais ma foi, oslo, si t'avais été conçu avec un mode d'emploi, ça s'saurait.

tu débouches sur la rue en bas de ton immeuble, la brise matinale qui vient effleurer tes joues pâles et instinctivement, tes yeux se portent et divaguent entre les passants qui défilent. tu finis par emboiter l'pas, gamin, après quelques minutes, tu finis par t'dire qu'tu l'as loupé, sombre con. sauf qu'il y a l'moment où ta putain de maladresse t'rattrape, reeves et qu'tu t'rattrapes au premier truc, à la première personne venue. et à c'moment précis, on va pas s'mentir, t'as réellement l'air d'un abruti, parc'que niveau premier abord, t'aurais pu trouver mieux. merde, euh.. excuse moi !


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Lewis Roxmouth
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MessageSujet: Re: say hello // leslo   Jeu 14 Juin - 17:45


il a des nuages dans les yeux, dans les mains, comme souvent, comme toujours. il pourrait toucher le ciel, en faire partie. s'envoler par la fenêtre ouverte. mais il lui faut un moment juste pour sortir du lit. c'est qu'il se lève une première fois, alors que le matin est beau, mais le sol se dérobe sous ses pieds, et il se sent tomber. et il s'agrippe à l'interrupteur, les pieds dans le vide, le sol, la terre ouverte grand. et il panique. ses yeux s'ouvrent de nouveau pourtant. et il est de retour dans son lit, les muscles éteints, qui ne répondent pas, pas à lui, à rien. et la pluie, des gouttes comme des aiguilles s'engouffrent par dessous le plafond.

ses yeux se referment, il faut qu'il se reprenne. qu'il ne panique pas. c'est qu'il y est habitué, maintenant, aux hallucinations, aux paralysies. à ne pas pouvoir hurler quand il se retrouve trop en hauteur, quand son esprit le piège, pendu. il lui faut un moment pour sortir de tout ça, de la torpeur, et de son esprit. habitude qu'il tait. c'est qu'elle n'est pas vraiment glamour. mais au fond, aucune partie de ses muscles qui lâchent ne l'est vraiment. aucun symptôme. on apprends juste à vivre avec, à continuer à avancer. à ne pas crier. et il sait bien se retenir, il sait bien se détacher de ses émotions maintenant, il en a besoin, pour ne pas tomber trop aisément dans ses attaques, pour ne pas les laisser l'engloutir tout entier.

la routine aide, aussi. médicaments, dans l'ordre, céréales, parce qu'il ne s'en est pas défait, encore, un peu gamin. et un expresso, serré, par-dessus. il ne faut pas se lever trop tôt, trop tard, rester dans ses habitudes, dans une routine, ne pas se fatiguer plus que nécessaire. il aura probablement besoin d'une sieste plus tard, peut-être dans le bus pour son école. pour l'instant il ne s'en soucie pas, son ordi et quelques livres sous le bras. il a le temps avant ses premiers cours en début d'après-midi. le temps d'aller se poser dans un café, travailler un peu, continuer de se cultiver comme il l'entends, plus que purement pour les cours. un coup d’œil à la radio sur son bureau, en voie de finition, et il est sur sa route.

la même routine que d'habitude. les mêmes détails. les affiches changent dans les rues. les gens passent à peu près aux mêmes horaires. lui aussi, après tout. il en cherche un du regard, sans vraiment lever le nez plus que nécessaire. sans succès. mais sa veste tire, semble glisser. pas une hallucination, cette fois. ses genoux flanchent, un peu, mais il se reprend, même si les réflexes ne sont pas vraiment là. il aurait pu tomber plus bas, c'est seulement ses genoux qui prennent. parce qu'il respire fort, haut. exercice stupide pour se contrôler, ne pas paniquer, ne pas lâcher plus, même si sa bouche est pâteuse, un peu. il n'arriverait pas à sourire s'il le voulait, comme il n'arrive pas à lever la tête. et il lui faut une seconde plus pour se rendre compte que - oh, le voilà, le bel inconnu qui manquait à l'appel, avec son air penaud.

une seconde de plus pour ravaler sa salive. pour se remettre sur pied. il faut tout décomposer, un geste après l'autre, un genou après l'autre, le poignet plié, la main à plat, appuyée contre le mur le plus proche. reprendre ses appuis. et la tête, le regard se lève en dernier. uh - les consonnes prennent une seconde à revenir, pour que ses mots s'articulent. c'est rien - c'est moi. il n'aurait pas imaginé ça, comme premiers mots échangés. pour briser la glace.

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MessageSujet: Re: say hello // leslo   Jeu 14 Juin - 18:42


SAY HELLO

routine inlassable qui s'est installée, gamin qui s'contente d'un avenir qu't'as choisi, qui s'réjouit de chaque instant. oslo, t'as appris à cueillir la vie peu importe sa façon de s'offrir à toi, optimisme sans nom, pas rare qu'on perçoive des étoiles dans tes yeux. des comètes, des constellations.

des étoiles dans les yeux quand tu t'dis que ce matin, comme tous les autres matins, il sera sur ta route et qu'enfin, tu mettras un prénom sur ce visage qui t'paraît si familier. un prénom, un vrai sourire. parc'que ce garçon que tu connais pas, tu veux l'voir sourire, tu veux savoir beaucoup trop de choses. gamin trop curieux, trop emballé qui se réjouit probablement trop, gamin qui a trop foi en chacun malgré les déceptions enchaînées. gamin réaliste, néanmoins. t'as imaginé ce moment plusieurs fois, de nombreuses fois. dans les bouchons aux heures de pointes, dans ton lit tard le soir, la clope au bec lors d'une d'tes énièmes pauses.

oslo, des idées plein la tête qu't'es parti, c'matin, en imaginant tous les scénarios possibles, celui de pas l'croiser compris. tu y as cru, lorsqu'après quelques minutes à déambuler dans la rue tu n'l'as pas vu. pourtant, une maladresse, idiot que tu es qui s'rattrape du mieux que possible. tu sens l'autre flancher, tu tâches de te redresser aussitôt, confus, même un peu gêné par cette situation qu'tu as toi-même déclenchée.

merde.
est-c'que c'était une bonne idée ?
merde, autant, lui voulait pas t'parler ni même te voir.


ça tourne dans ton cerveau alors qu'il semble rejetter ta faute sur lui-même. ça t'touche, un peu. un léger sourire qui s'dessine sur tes lèvres, tes prunelles sombres qui cherchent à accrocher les siennes. c'est lui, pas d'doute. c'est lui, mais t'as tout fait foiré, t'as foutu la merde, reeves. gros con d'reeves. non non vraiment, j'm'excuse. que t'insistes, sale entêté. j'regardais pas où j'allais.

tu l'scrutes, doucement, le brun. c'est assez particulier comme rencontre, comme situation. assez particulier pour c'qu'on peut appeler une première fois, dans le fond.

l'silence.

c'en est presque autant perturbant qu'cette situation gênante. alors, oslo, tu tentes. moi c'est oslo. et toi ? le même sourire, gamin, véritable lumière rien que par la présence. et l'inquiétude qui monte, en flèche dans ta caboche. bombe à retardement, c'est à ne rien y comprendre. tu t'es pas fait mal ? qu'tu questionnes, soudainement.


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MessageSujet: Re: say hello // leslo   Ven 15 Juin - 16:54


c'est qu'au fond de son lit, au chaud entre ses draps, il l'a imaginé plus d'une fois, ce premier échange. c'est qu'un visage donne des rêves, des rêvasseries, des égarements et des oublis, quand il est beau, quand il intrigue un peu trop. il l'a croisé plus d'une fois, ce garçon là. et il ne l'admettra pas, qu'il n'avait pas vraiment imaginé ça. et il ne l'admettra pas, qu'il le hante un peu, après une mauvaise comédie romantique ou un bon roman, de ceux qui définissent l'amour avec un grand A. parce qu'il en rêve aussi, d'amour, s'il ne l'a jamais même touché du doigt, s'il n'a absolument aucune expérience dans le domaine. parce que c'est une expérience humaine. et que poser un visage sur les fantasmes aide bien les rêves à se fixer. c'est qu'il faut bien leur donner une forme, aux ombres le long du mur, la nuit.

c'est que même sans amour, le soir il se dit bien que ce serait joli d'avoir quelqu'un avec qui se balader main dans la main. certaine fois, les idées noires prennent le dessus, s'en vont le convaincre que ce n'est pas quelque chose qu'il mérite, qu'il ruinerait juste la vie de quelqu'un. que ces choses là, les amourettes futiles et la découverte, c'est pour les gens normaux, pas pour les doux endormis. il a appris a les chasser vite, ces idées là. il a appris a vivre avec son corps, avec sa cervelle en vrac, et si lui peut, alors pourquoi pas quelqu'un d'autre ?

mais l'entrée en matière n'est définitivement pas celle qu'il avait imaginé. après, il avait imaginé ses lèvres, il lui avait imaginé des centaines de noms, des centaines de vies à partager. mais étrangement pas sa voix, de celles, un peu éraillées, qui laissent deviner des relents de fumée. tout sauf déplaisante. et puis il y a ce sourire, qu'il a déjà vu cent fois, parce que c'est comme si il était collé à son visage, tout le temps, trop souvent, juste quand il marche. il ne saurait pas trop dire pourquoi, lewis. c'est que malgré son imaginaire, il ne le connait pas. ne connait même pas son nom, jusqu'à ce qu'il s'échappe de ses lèvres. oslo. en voilà un qu'il n'aurait jamais imaginé.

et si son cœur s'emballe, s'il s'empêche de le fixer, c'est pour garder le contrôle. au moins un peu. éviter de tomber à ses pieds. ce serait dommage, après tout. il faut procéder les réponses, les questions, donner un ordre à tout ça, et ses mains tremblent un peu, alors il serre juste la sangle de sa sacoche un peu plus fort. lewis la voix n'est pas haute, la bouche toujours un peu pâteuse, mais ça va mieux. assez pour un sourire esquissé, timide, du genre qui ne sollicite pas tous les muscles. parce que même s'il le voulait, il ne pourrait pas de toute façon. ça va, je - l'habitude, vraiment. il s'est pris des sols plus violemment après tout, et plus d'une fois. ce n'est pas comme si, à la vitesse à laquelle tout s'est passé, une personne normale aurait flanché. ce n'est pas de sa faute, à oslo, il a juste trébuché.

et il l'a imaginé beaucoup de choses, lewis, mais pas maladroit. pas jusque là. pourtant, avec son sourire, il se dit bien que ce trait hantera les esquisses de ses fantasmes, de ses petites histoires nocturnes maintenant. parce qu'il prends en chair, ce dessins qui s'agitait jusque là dans son esprit, qu'il n'avait jamais eu le courage d'aborder. et il remplit le silence un peu trop soudainement, assez vite pour ne pas réfléchir à ce qu'il dit, bien qu'il vire au cramoisi. t'as un sourire vraiment comme un soleil, c'est de la lumière, c'est - woah ça n'a aucun sens, vraiment, et ses yeux s'ouvrent grand. le cœur bat trop vite, et oh, les genoux. de la compote, et il le voit venir assez vite pour s'adosser au mur, tout de suite beaucoup moins en douceur. c'est qu'il prend peur, c'est qu'il a probablement l'air stupide c'est que - mon dieu, pourquoi a-t-il dit ça ? et il a bien pris ses médicaments ce matin. heureusement qu'il avait un oral de prévu, heureusement qu'il est à moitié shooté, sinon il serait déjà par terre en train de paniquer, plutôt que nécessitant seulement un appui de plus. heureusement. mais malheureusement, il est tout sauf en état de partir en courant maintenant.

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MessageSujet: Re: say hello // leslo   Ven 15 Juin - 18:50


SAY HELLO

t'as pas retenu les lieux, les heures, les minutes que t'as perdu, ou plutôt passé, à y penser. à ces prunelles chocolats qui te hantent après un simple sourire dans la rue, pour toute une journée, voir même plusieurs. tu l'as imaginé plus d'une fois, sourire, pour de vrai parc'que c'est une chose de lui qu't'as jamais vue, et t'aimerais être celui-là. celui même qui fait sourire un peu trop fort. t'imagines des fossettes qui creusent ses joues, venant défier ses cernes indomptables, apparentes d'une ou plusieurs nuits mal passées. tu t'demandes inlassablement, gamin, depuis combien de temps il n'a pas dormi totalement ? est-c'que ça lui est déjà arrivé, au moins ?

probablement.

ça te hante, à tes heures perdues, derrière ton appareil photo. ça te rappelle des choses qui te manquent un peu, finalement. le coeur qui bat à cent à l'heure, les joues qui s'empourprent, les regards timides qui finissent par s'illuminer. t'aimerais qu'ça te revienne, tout ça, oslo. parc'que t'es quelqu'un d'comme ça. tu donnerais tout, peut-être trop, d'ta personne. tu pourrais parcourir l'monde au nom d'une personne, tu lui offrirais tout c'qui t'es possible et impossible. la voie lactée entière, si tu l'pouvais. parc'que c'est c'qui t'fait le plus chavirer, oslo. les yeux qui s'emplissent d'étoiles, les regards qu'on ne peut oublier.

et quand bien même cette rencontre n'ressemble à aucune autre, ça ne t'importe que trop peu. parce que, gamin, t'es prêt à donner toute son importance à ça, à c'qui pourrait se passer ou ne pas se passer, qui sait. t'aimerais être en mesure de prédire l'avenir mais faut croire que ça reste une chose qui n'est pas d'ton ressort. il y a ses yeux qui n'te regardent pas, plus, mais les tiens qui ne le quittent pas. c'est la première fois que tu le vois, si près. première fois que t'entends sa voix, oslo, ça te fait un petit quelque chose.

lewis. ça lui va bien, qu'tu te dis. tu vas t'en rappeler. aussitôt dit, aussitôt encré, t'oublies rarement oslo, même le détail le plus futile. un sourire esquissé de sa part qui t'fait chaud au coeur, il y a ce truc qu'tu saurais pas décrire. ce truc qui t'fait dire que cette première fois qui ne ressemble à aucune autre, elle t'déplait pas. alors, enchanté, lewis. que t'ajoutes, reeves, sans laisser s'effacer le sourire qui étire tes lèvres. j'compatis. j'suis pas très doué, non plus. tu hausses les épaules, la maladresse, c'est un défaut avec lequel t'as appris à vivre, tu fais avec. c'est pas une question de choix, ça ne l'sera jamais.

il y a cette petite victoire personnelle, quoique teintée d'enfantillage. il a sourit. et bordel, oslo, y a ton palpitant qui s'agite un peu. tant d'émotions, d'insistance pour un simple geste. mais t'es comme ça. tu veux distribuer du bonheur. tu le scrutes, lewis. t'as pas vraiment envie de regarder ailleurs, pas vraiment envie de décrocher. et puis, il rouvre la bouche, lewis, il rompt le silence qui s'est instauré entre vous. silence momentané. un soleil qu'il dit, le brun. malgré toi tes joues qui s'teintent de rose, légèrement, tel une adolescente de quatorze ans en pleine effervescence devant johnny depp. mais tu répliques pas, garçon, parce que tu le vois s'adosser au mur, brusquement et qu'tu t'mets à flipper un peu. merde. tout va bien ? que tu t'inquiètes. je t'offre un café, viens. que tu lui proposes enfin, en essayant de lui hôter la gêne qui semble l'avoir envahi. mais oslo, aussi imprévu que ça soit, aussi enfantin qu'ça puisse paraître, t'as encore le coeur qui s'affole, qui bondit un peu.

parc'que tu t'attendais pas à tout ça, mais que ça n'te déçois pas pour autant.



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Lewis Roxmouth
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MessageSujet: Re: say hello // leslo   Lun 18 Juin - 16:14


une question dans sa tête, comme un néon, du genre un peu chiant, qui clignote parce que pas parfaitement branché, ou quelque chose du genre. une question qui débranche le reste de sa cervelle, peut-être, qui créé un court-circuit quelconque jusque dans ses muscles. une question comme trop d'émotions, une question comme une vague. il serrerait les dents si sa bouche n'était pas si pâteuse, s'il sentait encore sa mâchoire. pourquoi avoir dit ça ? franchement, là, il n'en a aucune idée. moins que ça, même. il n'a aucune idée de sa propre existence, ce qui pourrait se révéler gênant. et il essaie de ne pas y penser, de ne penser à rien, de se vider l'esprit. s'il s'est appuyé contre le mur, c'est seulement lourdement, c'est seulement pour ne pas se prendre le béton, par terre, et continuer d'agrémenter son corps de violets, de verts, de bleus.

il passe outre les inquiétudes. il n'a plus d'inquiétudes dans sa tête. enfin, si, mais pas du genre qui teinte la voix de ce soleil. oslo, son nom c'est oslo. glaciaire, polaire, c'est surprenant, c'est pas un nom qu'il lui aurait collé au visage, c'est joli, c'est comme lui, mais c'est au nord. dans ces endroits froids ou il fait trop souvent nuit. mais est-ce qu'on prévoit aussi, quand on nomme son gamin, qu'il termine aussi solaire ? comme on prévoit pas, en voyant les barres sur le test de grossesse que l'embryon passera trop de temps à dormir pour finir pourtant toujours crevé, crevé sur la chaussée trop souvent. on prévoit rien, il n'y a rien, quand une vie commence, pas un nom, pas un gêne qui soit définitif, définissable et qui contienne tout un destin. c'est qu'une personne c'est plein de chose. et lui, même les jours ou il doit faire nuit pendant vingt heures en norvège, il a un sourire du genre boule disco, du genre à t'illuminer la journée. puis il se souvient, lewis, contre son mur, que dans ces coins ou l'hiver il peut faire nuit presque vingt-quatre heures sur vingt-quatre, l'été, c'est l'inverse. l'été c'est rien que de la lumière. et peut-être que c'est de cet oslo là qu'il est fait, oslo, avec son prénom de ville et son air inquiet.

inquiet. il ne devrait pas avoir à l'être. mais il s'est perdu une seconde dans des pensées factuelles, sans émotions. une seconde comme une minute, comme un mur, et il reprend le contrôle. assez pour se redresser proprement. assez pour garder les yeux baissés, parce que mon dieu, croiser son regard ce serait repartir. ça devrait pas être autorisé, des yeux comme ça, un sourire comme ça, du genre à générer des papillons au fond de son estomac. du genre à éteindre toute liaison entre sa cervelle, son cœur, et le reste. pas très doué. les mots reviennent, en touffe, parce que les bouquets, il faut du temps pour les mettre en forme. il aurait fallu qu'il écoute, bien dans l'ordre. pas très doué, compatissant. c'est qu'il ne sait pas, c'est vrai, que tout ça n'est pas que maladresse. qu'il est plutôt adroit, en fait, quand le monde tourne à une vitesse normale, quand il n'est rien d'autre que parfaitement raisonnable. quand il ne pense pas à lui, à l'inconnu, la nuit, au fond de son lit. quand il n'hallucine pas un rire grinçant, et des mots blessants, et tomber, encore, toujours, et des fantômes qui dansent dans sa chambre, et lui, avec une voix toute autre, une voix imaginaire, pour le repousser, lui dire qu'il ne vaut rien.

c'est drôle, tiens, comme ce qui n'était que rêveries adorables, même ça, son cerveau s'en empare pour le faire cauchemarder, tout attaché qu'il puisse être à ses draps. mais c'est tout sauf le moment de ressasser tout ça. car sa voix est chaude, à oslo, douce, pas métallique, éraillée. de ces voix qui commencent à être changées par le tabac, mais gardent des nuances gaies, enfantines, adorables. de ces voix qui donnent envie de fermer les yeux, et d'habiter des lèvres, des langues, tout autrement. ou c'est peut-être juste que c'est tout son être qui est fait comme ça. un être qu'il doit reconnaître ne pas connaitre, vraiment, et ses yeux s'écarquillent un peu. c'est qu'il n'est pas encore parti en courant, malgré ses airs étranges.

un café ? c'est pas le moment d'être stupide. c'est pas le moment de retomber. il acquiesce, juste. parce que c'est bête, c'est simple, et c'est ce qu'il veut aussi. et ce n'est peut-être pas demain la veille qu'il reprendra le contrôle de son pouls, de tout son corps, mais oui, c'est ce qu'il veut. un café sans caféine. un chocolat, plutôt. gamin, peut-être, mais c'est mieux pour son sommeil, déjà peu coopératif. on évite le café, le coca, le sucre à outrance, parce que pas le choix, parce que c'est comme ça. et il lève sa main, les yeux toujours baissés, les lèvres un peu pincées. le geste est lent jusqu'à son visage, et son bracelet médical apparent, mais il est habitué. et puis, ce n'est rien qu'il cache. oui-je-oui ? mais, enfin - ça va, t'inquiètes pas. que ce soit une envie après tout, tout ça. pas de la pitié. pas juste histoire de soulager une conscience après une bousculade. c'est qu'il ne voudrait pas partir dans le mauvais sens, c'est qu'il ne voudrait pas que ce ne soit qu'une chose, une café, une seule fois. ce serait dommage, après tout, que ce ne soit pas une première fois. première rencontre, premier échange, premier sourire. premiers genoux qui flanchent par sa faute - ou celle de son sourire. un premier, c'est un début. et il ne veut pas juste que ce soit une excuse, du genre pour s'en remettre. il voudrait plutôt le connaitre plus. le connaitre mieux. t'es pas - y'a rien d'obligé

et se tenir plus droit sur ses pieds, aussi. c'est un peu chancelant, mais ça passe. il faudra juste éviter de souffler sur le château de cartes.

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MessageSujet: Re: say hello // leslo   Mer 20 Juin - 11:50


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oslo momentanément la tête qui se perd dans les nuages. oslo, le soleil sans jamais d'orage.

il y a des inquiétudes qui naissent, des inquiétudes qui viennent teinter le son de tes cordes vocales lorsque tu ouvres la bouche, qui trahissent à quel point tu l'as observé, ces derniers temps, à quel point tu t'es finalement un peu trop attaché à ce garçon que tu croisais jusqu'à maintenant tous les jours sans jamais plus qu'un sourire, jamais de mots échangés. lewis. le nom que tu peux enfin placer sur ce visage, sur ces faibles sourires échangés, tous les matins, même par ceux d'hiver. ces sourires qui restent dans ta tête pour la journée, qui t'font palpiter ton organe vital un peu pls que d'raison.

oslo, tu n'sais pas c'que t'attends de tout ça, l'esprit qui se perd à penser à des choses futiles. à imaginer lewis, sa vie, tous les jours, à te demandeer si lui a quelqu'un à ses côtés pour animer et creuser ses joues, illuminer ses yeux d'étoiles. c'est futile, ça n'a pas de sens. t'as du mal à le quitter du regard, c'en est presque indiscret alors, quand tu t'en rends compte, tu finis par fixer le sol, à ton tour. assez comique pour l'genre de type trop franc et plein de pseudo-assurance que t'es. tu sors une nouvelle clope de ton paquet, caché dans la poche arrière de ton jean. tu fumes ? que tu demandes, prêt à lui en proposer une alors que tu viens coincer le bâton de nicotine entre tes lèvres, le bout de cette dernière s'illuminant d'une teinte orangée alors que tu l'eues allumée, tirant une première bouffée qui vint emplir tes poumons, laissant un goût âcre dans ta gorge, goût auquel tu n'fais plus réellement attention, auquel tu t'es plus qu'habitué. celui-là même qui autrefois te faisait encore tousser avant d'faire ricaner tes potes de lycée.

tu te souviens, alors. tu t'remémores, ce qui t'a fait commencer cette connerie. stupidité d'un besoin adolescent de reconnaissance, d'estime de soi. tu voulais être comme les autres, au-delà de ton homosexualité ouvertement assumée pour laquelle on t'est parfois tombé dessus, sans trop de raison apparente. mais oslo, tu t'es armé toi. un sourire, et c'est reparti. parce que là est la plus belle arme, la plus redoutable.

et cette sensation, de déjà-vu. cette sensation de nouveauté, à la fois. comme si tout était écrit, tout avait été prévu mais qu'tout se jouait toutefois de manière différente que celle prescrite. le creux d'ton bide qui s'affole, ta conscience qui te hurle qu'elle avait raison, qu't'aurais dû aller vers lui plus tôt.

tu opines, lorsqu'il relève ta proposition de café. oui, ou autre chose si t'es pas très café, hein ! que t'assures, parc'que t'as balancé ça machinalement, et ça te fait sourire un peu plus, reeves, d'imaginer la part d'enfance qui peut encore habiter l'être face à toi. c'est beau, et quelque part, doux.

et ça t'saute aux yeux.
mais tu n'relèveras pas, gamin.
et en aucun cas, ça n'changera quoique ce soit.


parc'que t'es pas d'ceux qui jugent. non. jamais. tu t'es promis de n'jamais être de ceux-là. ce bracelet qui apparaît à ta vision, cette croix, ce logo que tu n'comprends que trop bien, cette marque qui restera comme si elle était face à toi, pendant de longues minutes quand tu détournes le regard. parce que tu n'veux pas qu'il fuit, tu n'veux pas qu'il croit que tu ressens d'la pitié, que tu l'laisseras pour compte. parc'que merde, oslo, voilà des semaines que tu l'observes, et jamais t'avais remarqué c'détail. voilà des semaines qu'tu les bassines, à la coloc, avec ce gars que tu croises tous les matins, des semaines que dash te charrie en balançant que t'auras jamais les couilles d'aller le voir. alors ça paraîtra enfantin, stupide ou tout c'qu'ils veulent, aux yeux du monde, mais t'y tiens, à ce type à qui t'avais peur d'aller adresser la parole. tu veux l'connaitre, tu veux l'aider s'il en a besoin. pas par pitié, parc'que tu l'veux. oh. que tu laisses simplement échapper à ses derniers mots. ça va, t'inquiètes pas. y'a rien d'obligé.

parc'qu'oslo, ton subconscient lui sait pertinemment que tu voudrais que ça n'soit pas le seul café, chocolat, orangina ou que sais-je. qu'il y en ait deux, trois, des centaines, qu'importe, mais pas qu'un. non. je m'oblige à rien. que tu lui affirmes. mais.. ça serait peut-être plus agréable de discuter assis autour de quelques tasses. on est pas obligés de discuter non plus, si tu n'en as pas envie. c'est vrai, ça, peut-être qu'il n'a pas envie, peut-être qu'il a d'autres choses à faire que perdre du temps à discuter avec le premier idiot du coin qui l'accoste avec un grand sourire après avoir passé des semaines à le regarder de loin comme un psychopathe ! mais t'oses espérer que ça soit l'contraire. t'as pas envie que cette première rencontre n'se limite qu'à ce trottoir, c'est pas non plus pour prouver à dash ou ariel que t'as des couilles. tu n'sais pas pour quoi c'est, réellement. t'as l'impression que c'est comme ça, point barre. qu'tu dois l'connaitre, bien, plus, beaucoup, malgré la peur de t'brûler le bout des doigts à trop imaginer, trop rêver.

oslo, éternel gamin.
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